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Par Dr William Théaux

Contribution de la Psychanalyse
à la Théorie de l'Évolution

la science du Réel est psychanalytique

 

 

Cette page fait suite à une présentation introductive sur le clonage humain - qu'elle ponctue, appuie ou renforce par la théorie ; il ne s'agit pas de faire une apologie de cet acte aujourd'hui criminel - mais d'expliquer par la théorie comme ce sera demain une vertu qui sera essentielle au contrôle et à la stabilisation de l'évolution.

 

   De nos jours à côté du Créationnisme domine une Théorie de l'Évolution bicéphale - Lamarckienne (pas lamarxiste.. quoiqu'évidemment par le freudisme exposé ci-dessous le crochet est susceptible d'attacher les thèses économiste) et Darwinienne. La seconde domine la première, mais la dispute entre les deux entretenue entretien la thèse créationniste qui les rejette. Cette thèse créationniste qui est un raccourci fulgurant de toutes les valeurs du monde, est certes digne de préservation - ainsi que les deux autres qui sont véritables. L'idée d'introduire le freudisme pour calmer ces trois idées folles s'est avérée très satisfaisante - et tenir très bien la route.
   Cette idée part des derniers écrits de Freud - sorte de testament, dernières recommandations et perspectives de développement de la psychanalyse que ses forces et son âge ne lui permettaient plus d'atteindre. On les trouvera sur ce site en français et en anglais - ruptures de langue illustrant en quelque sorte la rupture que ses disciples ont marqué à sa suite ; puisqu'ils n'ont pas du tout tenu compte de ces recommandations et perspectives. Cela n'empêche pas qu'on y revienne à présent : 

   On trouve dans Freud une allusion à des "memory traces of external expressions" - des traces mnésiques d'expression externes ou "d'impression du dehors" - qu'il distingue de la communication, de l'éducation, et même de la tradition orale - et qu'il juge indispensables à une théorie de l'évolution sensée (théorie sensée et/ou évolution sensée). J'ai groupé ci-dessous quelques graphes qui permettent de visualiser les options, modèles, solutions en présence.

 

En association avec : Corps en Littérature Grise

   Où l'on voit dans les modèles ci-dessous que le freudisme apporte une espace/domaine de traces correspondant à la psychologie collective, mais qui s'applique également à la génétique (comme le suggérait Freud). Psychologie et génétique paraissent éloignés, mais se réunissent aisément du concept de Littérature Grise. La démonstration n'est pas tellement ardue, mais demande la patience de suivre les liens de ces interdépendances conceptuelles à plusieurs entrées.

 

 
 

   Le b.a.ba de la transmission génétique peut ainsi se schématiser pour indiquer le maintient d'un génome d'espèce durant une vie, transmis à l'identique d'une génération à l'autre.

 

SOLUTIONS MODERNES :

   En rouge l'illustration de la thèse de Lamarck, selon laquelle un caractère (a) peut être acquis durant une vie (voire durant l'espace d'une espèce) et intégré au génome de sorte qu'il se transmette de manière permanente.

   En bleu la thèse de Darwin qui attribue principalement au hasard une mutation - et essentiellement à la sélection l'évolution qui s'en suit menant la mutation à perdurer.

   Plutôt que l'inconciliabilité des deux thèses, c'est le manque de preuve d'observation et d'expérience qui à réduit la thèse de Lamarck à la réputation d'une faute de la pensée - par rapport à celle de Darwin

SOLUTION FREUDIENNE :

   Aujourd'hui mieux qu'aux époques de Lamarck et Darwin, nous connaissons l'ADN qui permet de donner une très claire raison à leurs hypothèses ; ou de les infirmer. Quoiqu'il en soit, il peut très bien y avoir de l'acquis - et il est certain qu'il existe des mutations. Mais à ces deux facteurs de modification d'un génome s'ajoute un élément que le Freudisme décrit - évoquons-le en terme de 'traces de mémoires', sur le schéma ci-contre écrites T°..T²..etc..

   Or si la difficulté subsiste, c'est que ces traces qui sont extérieures à l'organisme, ne sont pas des éléments qui interviendrait directement sur le génome à l'instar du discutable 'acquis' - ces éléments 'T' interfèrent avec le génome, parce qu'ils lui sont corrélatifs - statut que Freud cherche à caractériser en terme de trace de la mémoire que le génome lui-même déjà constitue.
   Nous devons faire appel à la logique que la cybernétique distingue.

   Si les lois cybernétiques laissent contestable qu'un élément 'q', extérieur à un organisme, intervienne durablement sur son génome, le freudisme met en perspective le dispositif d'éléments plus particuliers, ici notés 'T' (traces de mémoire).

   Par quel mécanisme ces éléments extérieurs interviendraient-ils sur le génome ? Le freudisme le suggère en hypothéquant un psychisme consubstantiel au développement infantile (libido/pulsions) ; T.Leary le mentionne également en terme de païdomorphose. Durant la phase privilégiée de son développement, l'organisme intègre ces traces autant qu'il les réorganise - constituant à partir d'une scène primitive T° une histoire T1, T2, T3 etc... corrélative au code du génome.
   Il s'agit d'une série dont par ailleurs le fait et le concept de Littérature Grise rend compte - répondant ainsi  d'une logique de code au sein du grand Autre (symbolique) au point de constituer la matière ou la raison d'un corps.

   On notera également que la notion d'ARN subviendra aux compléments d'élucidation de ce premier déblayage - notion qui, avec la reconnaissance de la fonction de transmission maternelle de la variété ARNm - ajoutera ou renforcera de l'évidence à la païdomorphose

 

note :   Dans l'introduction faite ci-dessus du freudisme dans le monde de l'évolution - je n'y suis pas allé de main morte ; poussant ladite introduction jusqu'à l'extrémité de la païdomorphose, c'est en quelque sorte doubler la mise d'entrée. J'aurai pu tenter de commencer par seulement présenter la suggestion freudienne dans une logique environnementale simple (en la situation par exemple à l'argument de l'ARN - sorte de mémoire intermédiaire entre l'environnement et le génome ADN) ; mais n'étant pas certain que la païdomorphose précisément ne soit pas indispensable à la moindre validation d'une thèse d'un rôle de mémoire ARN, j'ai préféré ne pas d'emblée mettre cette dernière en susceptible échec. La païdomorphose étant ce qui durant la croissance de l'individu met sa phylogenèse en confrontation aiguë, entre l'environnement et son organisme, c'est la période où les traces mnésiques freudiennes sont le plus à même de se manifester activement. C'est en tout cas une hypothèse qu'il serait, pour tout l'édifice, dangereux de négliger.

   Les interactions & effets de l'organisme avec & sur l'environnement - durant la période de son développement - ce qu'on appelle païdomorphose - l'effectivité spécifique de l'enfance, constitue un corpus de traces que l'organisme adulte va sélectionner, effacer ou traiter d'une manière ou d'une autre pour constituer l'environnement sélectif connu selon Darwin. On retrouvera l'incidence causale de la forme de l'enfance dans un autre domaine traité, correspondance à  l'établissement de la signification dans la voix - cet exemple permet de mesure l'importance de ce facteur 'païdogénétique' dans l'écologie des formes adultes, relations homme-femme, comme relation du genre à sa niche.

 

DWT
©20041206173400