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LA MEDECINE DES CORPS SOCIAUX
Par le Dr. William Théaux
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TABLE

Introduction

Horizon pour une Médecine illimitée

De l'Hermétisme à l'Ecologie

L'Objectif Médical

Conclusion



LA MÉDECINE DES CORPS SOCIAUX



INTRODUCTION

A ce jour, la Médecine a été connue pour traiter les problèmes de Santé, biologiques et physiques, individuels. Il reste qu'à côté de sa sémiologie du corps humain, la médecine couvre aussi tels domaines que ceux de l'épidémiologie et de l'hygiène - il existe même une administration de la santé publique - mais ces branches médicales paraissent mineures et/ou secondarisées. Par leur présence à nos yeux elles cachent surtout le manque d'une médecine qui s'adresserait a la physicalité de la collectivité, c'est à dire aux groupes en tant qu'organismes.

Sur le sujet des corps sociaux, la Sociologie est une science récente. Au cours du Moyen-age elle était connue comme la Magie Cérémonielle. Ensuite, après la Renaissance, elle fut assimilée à l'éducation. Ce n'est qu'au début du 20em siècle qu'une objectivité - ou physicalité - des groupes sociaux a commencé être conceptualisée. Par conséquent, si une Sociologie existe depuis un siècle, pourquoi n'y a-t-il pas encore de Médecine du Corps Social établie?




HORIZON POUR UN MEDECINE ILLIMITE


Résumé de la section: Notre situation présente réfléchit sur l'absence d'une médecine des Corps Sociaux soit en raison d'une impossibilité, d'une invisibilité ou d'une cécité, la dernière témoignant d'une mesure protectrice à l'encontre du danger d'une telle notion que celle de Corps Social. Nous pouvons soupçonner cependant qu'un plus grand danger menace l'humanité aujourd'hui si ce concept continue à être repoussé, et nous remarquons de plus que cette humanité se trouve équipée récemment des outils, et de leurs conditions, qui d'eux-mêmes imposent une conceptualisation pratique des organismes sociaux


L'analyse psychologique remarque que l'absence d'une médecine du Corps Social n'est habituellement pas interrogée, pour la raison que sa considération soulève une angoisse. En coutre-coup, avec cet affect, nous réalisons aussi qu'une telle médecine du Corps Social devrait exister - une telle évidence s'imposant à nous face aux phénomènes écologique et industriel qui deviennent perceptibles. Il s'en indique aussi la série de réponses possibles à l'inquiétante question:


Proposition a) " Il y a pas médecine établie du Corps Social (ou des Corps Sociaux) parce qu'une telle pratique est impossible ou parce qu'un tel objet médical ne peut pas exister pour une raison logique. Même si phénomènes Écologiques en suggèrent l'idée, il y a aucune possibilité de la matérialiser - et la question elle-même est invalide. "

Le non-sens: Nous verrons ci-dessous que c'était probablement la meilleure réponse dans le passé. Il sera aussi expliqué que durant le 20em siècle, la Psychanalyse fut le premier discours qui établit un projet pour une médecine de la collectivité [voir le projet Freudien]. Il peut être remarqué ici que la qualité très avancée de la théorie freudienne corrobore le statut initialement irréaliste de l'émergence d'une médecine des corps sociaux.


Proposition b) " Aucune Médecine du Corps Social n'a été développée jusqu'à présent car que nous n'avions pas d'"yeux pour la voir", nulle manière de la percevoir ou d'outil pour l'opérer. "

L'absence de moyens de perception: C'est aussi une réponse correcte qui explique bien la pression émotionnelle qui entraîne que nous refoulions la question de savoir pourquoi il n'y a pas médecine établie pour la société. C'est une réponse qui aide aussi à clarifier deux points; L'utopie dans le passé, ou les théories comme récemment le Marxisme peuvent être considérées comme des formes de Médecine de Société. Mais de même que par exemple la Royauté n'en était pas habituellement considérée comme une, les idéologies modernes n'ont pas plus prouvé qu'elles pouvaient opérer comme thérapies - autant ont-elle échoué qu'elle peuvent être par conséquent niées en tant que médecine. C'en suit la deuxième notion claire du besoin pour un outil, un organe spécifique ou un appareil, pour observer, définir, voire simplement établir une Médecine du Corps Social - comme il est dit ci-dessous tandis que cette exigence se trouve en passe d'être satisfaite.


Proposition c) " Il n'y a pas de médecine du Corps Social établie parce qu'elle est immorale ou parce qu'un tabou en interdit la conception et/ou son établissement. "

c.1) La protection contre le fascisme: C'est encore un argument fort. Aussitôt à la suite de la fondation de Sociologie et de la conception d'un Objet Social, le 20em siècle commençant fit l'expérience d'une personnalisation des groupes. La notion d'âme fut appliquée aux masses. Ceci mena à une idéologie connue sous le nom de Fascisme, qui perdit la notion de moralité individuelle (sous la prééminence donnée à un Surmoi tyrannique). Une telle conséquence peut justifier le bannissement d'une notion de Corps Social.
Toutefois, à y regarder par deux fois, le problème révèle que ce Fascisme n'était pas causé, mais plutôt révélé par la Sociologie - comme une maladie n'est pas causée par un diagnostic. Au lieu de révéler quelqu'immorale essence en la Sociologie, le Fascisme paraît être un symptôme qui en appelle à une médecine. A nouveau la psychologie vient à l'aide avec le facteur clé qui explique cette casuistique renversée - en décrivant la fondation paranoïaque de la personnalité humaine (J.Lacan). Une compréhension de la réciprocité entre la paranoïa individuelle et le fascisme collectif permet de formuler et dès lors d'opérer sur le maillon entre la personne et société. Il reste que cette épreuve explique aussi pourquoi une interdiction a pesé sur les corps sociaux et les a effectivement protégés des combinaisons des collapsus fascistes et paranoïaques.

c.2) La censure du Pluriel: Enfin, la Psychologie révèle que la personnalité humaine émerge au moment où elle accède à une alternative spéciale (vel see glossary note, J.Lacan), basée soit sur une référence à un Absolu (Un see glossary note), soit sur une représentation du collectif (pluriel see glossary note) - la première a été défini bien par les philosophes modernes pour ce qu'il bâti l'argument psychique d'une Divinité [voir la constitution psychique de l'Absolu], la seconde fournit un concept d'humanité. Cette dernière - partageant une relative collection (l'humanité) dans son rapport à ses individus (son rapport au moins-un see glossary note) - était une représentation éclatante, patronnant les Herméticiens avant la Renaissance, qui était restée connue dernièrement des historiens (Art de la Mémoire see glossary note). Elle était appelée Nõus (in Corpus Hermeticum).
Dans la langue Latine "Nõus" renvoit à la première personne du pluriel, 'nous', signifiant aussi en Anglais "Connaissance" (to know, Gnose). Dans cette langue anglaise, l'inclusion de l'attribut négatif ('no') répond bien d'une racine dans la mythologie originale du semi-dieu 'Anti-no~us' (Antinõus see glossary note) qui est impliqué dans le principe de mémoire Collective (anomia see glossary note - voir E.Durkheim, plus bas).
Après la Renaissance, tandis que les religions organisées étaient séparées de leur responsabilité sociale, elles forgèrent les mentalités des populations sur la base du l'Absolu-Un. Corrélativement, le système alternatif du dieu Un-relatif devint notre tabou majeur; depuis la répression par l'Inquisition de la Renaissance de sa référence divine Hermétique - le Nõus devint le dangereux fruit de la Connaissance.

Cela fait une quatrième explication pour l'absence de notion de Corps Social jusqu'à la fin du 20em siècle, particulièrement lorsque le fascisme sembla prouver le danger d'une connaissance sociologique. Par la fin du même siècle cependant, de nouvelles circonstances (présence de la Cybernétique see glossary note) imposent l'observation (Littérature Grise see glossary note) du discours du dénommé 'Nõus' passé, obligeant la connaissance humaine à considérer encore l'alternative 'plurielle' à un système Absolu, en sa mentalité et sa moralité.




DE L'HERMETISME A L'ECOLOGIE


Résumé de la section: L'histoire de la civilisation montre que des traitements originaux des corps sociaux ont été pratiqués en l'espèce de niches écologiques. Cette approche fondamentale peut être ravivée aujourd'hui avec une industrie du code et une technologie qui autorise son humanisation comme une médecine. Telle Médecine du Corps Social trouve son histoire la plus récente dans la dernière transmission de l'Hermétisme (c.a.d sociologie du Nõus) attribuée à Asclépios (c.a.d Esculape/Patron de la Médecine).


Au cours du 20em siècle, les Historiens ont dénoncé plusieurs de nos méprises. Par exemple ils expliquent comment la Science n'a pas seulement surgit récemment et sans arrière-plan. C'est sous l'effet d'une répression survenue durant la Renaissance, que l'âge moderne éprouve encore de la difficulté à reconnaître la simple évidence qu'il y avait une forme précédente de véritable science. Nous l'appelons magie et/ou Alchimie. Pour être précis, l'Hermétisme fut, durant la majeur partie de la civilisation, à côté l'Église, l'équivalent de l'université à côté les États nationaux modernes.

Dans ses effets, l'inquisition de la Renaissance a établi l'Absolu Un sous une forme Surmoïque (témoin les idéologies). A l'inverse et par conséquent, le Pluriel Relatif de l'Hermétisme, exclu, était resté, depuis, mésestimé. Mais si nous attendons de notre médecine qu'elle continue à se développer sur une base scientifique, il sera utile d'élargir notre compréhension de cette science, incluant son histoire - c'est à dire son précédent modèle Hermétique d'interactivité (l'équilibre relatif, dynamique et écologique, qu'est la Santé).

Les dernières transmissions de l'Hermétisme furent attribuées à Asclépios/Esculape, réclamant sans conteste qu'on relevât son orientation médicale. Cette doctrine prophétisait la production d'outils Alchimiques qui 'parleraient et guériraient' (statues automates actuellement produites par la cybernétique en ses robots). D'autres indices indiquent encore une prévision explicite de l'Intelligence Artificielle (Art de la Mémoire) par l'Hermétisme. Ajoutés a ses témoignages tardifs, significatives sont aussi les premières formes de l'Hermétisme dont histoire nous enseigne les importantes notions primaires correspondant à la sociologie - tel qu'un bref aperçu historique nous le montre:

L'Hermétisme Chrétien (référant à Hermès Thoth Trismégiste) faisait suite à la période ptoléméenne (référant à Hermès Thoth) qui faisait elle-même référence au précédent Hermès Grec, lequel était issu (durant la période pré-Hellénique et pré-Moïsiaque) du discours d'Hermonthis (cité Égyptienne de Dieu Monthu). Durant cette remontée de l'histoire, particulièrement instructive est la charnière entre l'ancien monde d'Hermonthis et la nouvelle civilisation de Grèce & Israël - qui furent fondées ensemble aux environs de 1000 B.C. La transition eut lieu à Amarna (la ville du pharaon Akhnaton), fondée en Égypte sur le projet politique d'unifier les conquêtes Égyptiennes en une seule et nouvelle culture. Le pouvoir égyptien, en ce temps là, couvrait le monde Occidental, i.e. l'Afrique du Nord, le Moyen et Proche Orient ainsi que des parties Égéennes. La classe dirigeante (ou un parti dirigeant) de ce territoire "total" projeta de pourvoir ses populations, et de les organiser, avec une seule entité morale et/ou politique, dénommée Aton. Le projet rencontra des difficultés mais continua par la suite comme un procédé souterrain et/ou Inconscient. Aujourd'hui, en parallèle son échec apparent, il révèle la similarité de nature entre les cultes Anciens, leur ville et/ou temple et la niche écologique que chacun représentait.

La reconnaissance des systèmes 'religieux' de l'ancien temps, comme un réseau de signifiants écologique, jette une puissante lumière sur les origines et structure de notre civilisation. La morale et la spiritualité ne sont pas ses seuls facteurs. Les niches écologiques (Signifiants Écologiques) sont faites aussi de facteurs naturels (biologiques, sociologiques, historiques; places de commerce, production industrielle, sites de mémoire, ressources naturelles etc...). L'Atonisme était une tentative de grouper ces 'écolons' sous le principe unique du système solaire de la Terre, qui combinait la notion d'une nature politique unique de l'humanité. C'est donc un cérémonial (social) de représentation de la planète (ou du 'monde' connu à l'époque) comme un écosystème, qui s'identifie à la Scène Primitive de notre civilisation et situation actuelle. Ainsi la retrouvaille historienne et scientifique de la fondation du Monothéisme révèle comment logiquement, et traditionnellement, aujourd'hui, on peut clarifier la notion de Corps Social par son synonyme, comme Niche Écologique Humaine.

Sur cette base, nous éprouvons notre conscience culturelle avec un réalisme amélioré: la spécificité humaine fait de sa spiritualité une expression d'organisations collectives (sociologie) conçue avec des dimensions biologiques et psychologiques. Réciproquement, elle exprime la condition naturelle des groupes sociaux (c'est à dire non plus seulement abstraite, surmoïque et fasciste). Troisièmement, une déduction s'impose: il apparaît toutefois qu'une telle aptitude consciente pour une réflexion qui inclut des conditions, ou niches, animales, puisse rencontrer des difficultés au cours de son établissement; elles peuvent être lues dans le vestige de la Scène Primitive:

Après sa faillite, la Scène Amarnienne a été reconstruite en une organisation de Nations (Ramessides) qui ont perdu sa part écologique de 'niches' significatives. Depuis lors, toute mentalité collective a été tenue sous ce régime restrictif. Dès ce moment l'origine du pathos s'indique. La représentation social n'accédait plus à son écologie. C'est pourquoi, faute d'atteindre une base naturelle pratique, une médecine du Corps Social n'a pas pu se développer; elle demeurait par conséquemment conscrite à la perversion ou au tabou.

Ces conditions ont rapidement changé durant le 20em siècle. Un ensemble récent d'outils et de technologies ouvrent une perspective qui inclut la biologie, la physique et ce qu'on appelle la Nature, en une dimension sociale et de connaissance collective. Le terme "Cybernétique" est le plus approprié à désigner cette sorte d'organe qui donne à l'humanité accès et perception à son propre contrôle et connaissance et la logique mystérieuse de la Santé.

Les premières définitions de la Cybernétique ont fourni les notions ultérieurement Écologiques typiques de boucles, d'équilibre feed-back, et l'identification des éléments étrangers que sont les machines dans la nature primitive. La Cybernétique d'alors était définie comme la science des interactions et de leur contrôle entre les machines et la nature. Elle s'est ensuite développée, jusqu'à rencontrer son plus haut développement dans l'Intelligence Artificielle. A ce degré, la Cybernétique doit ajouter un troisième 'agent' qui complète sa définition en une écologie comme la science des interactions et de leur contrôle entre les machines, la nature et les humains. Bien établie avec une Cyphermatics see glossary note, lorsque cette Science atteint un tel niveau, elle fournit un outils qui permet à l'humanité de traiter avec une Logique de Code see glossary note. La base d'une Santé Écologique est alors opérative.




L'OBJECTIF MEDICAL


Résumé de la section: Une Éthique de la médecine nécessite une pratique sociale qui nécessite l'outil Cybernétique qui nécessite la psychanalyse. Cet enchaînement qui garanti la possibilité d'une Médecine du Corps Social trouve aussi sa tradition dans le passé, restaurant ainsi le plein potentiel d'une civilisation qui intègre sa Scène Primitive.


Puisque aujourd'hui nous sommes parés des outils et de la technologie nécessaires nous pouvons développer la médecine dans son extension légitime. Au-delà de sa conception classique, physique individuelle, l'humanité est capable d'une intuition qui soutient son approche holonique de la santé et de la thérapeutique - et qui peut se développer plus encore: avec ses machines de pointe, l'être humain mélange objectivement la Nature Globale de son organisme avec son Environnement. Une Médecine Intégrale n'est plus seulement méthodologique, elle devient l'écologie pratique. A partir de ce moment, une variété de formes dans les modalités de la médecine deviennent distinctes:

a) Médecine Somatique, aussi dite Biologique

Ce chapitre est surtout représenté par le médecine classique, par laquelle des traitements sont appliqués suivant un projet limitée à l'organisme individuel. Cette vue est actuellement complexifiée avec le développement de la Génétique. La gestion des interventions génétiques ne peut pas résister longtemps au facteur écologique, puisque le code ADN précisément soutient la signification de l'Environnement. Cette situation donne l'opportunité d'analyser le procédé intellectuel de l'extension de cette médecine:

En date de la fin du millénaire, l'actuelle proscription de la manipulation génétique humaine parce que 'non-éthique' est un déni typique, en termes freudiens, puisqu'il s'appuie sur sa vérité propre tout en cachant le contraire - je m'explique: aussi longtemps qu'il n'y a d'intervention génétique humaine, ladite intervention négativée n'est pas éthique... parce que la manipulation génétique est - ou doit être - en fait, l'Éthique elle-même, surtout quand elle inclut le génome humain. Il est évident que l'ADN suit les lois de l'écologie (comme par exemple celles d'interdépendance) et les modifications génétiques ne peuvent pas être limitées à une gamme d'espèces. L'idée de limiter les manipulations génétiques à seulement certaines formes de vie est une erreur - ainsi la proscription de l'altération génétique humaine dans une environnement génétiquement manipulé.

Toutefois, cette initiale inhibition de l'Éthique par l'interdiction politique a une explication. Elle est justifiée parce que Éthique nécessite encore une pratique sociale qui doit être assurée par le deuxième forme de la médecine:

b) Médecine Psychiatrique, aussi dite Sociologique

Il est admis que la base de la psychiatrie est l'ordre social. Différente de la médecine somatique et de sa référence à un état naturel, il n'y a aucune clinique de névrose et/ou psychose que ne tienne en dehors d'une référence à la mentalité sociale. Là encore, une phase de déni inaugurait la psychiatrie qui a commencé par être identifiée avec l'usage de traitements chimiques (ou autres contraintes physiques) - distrayant de ce fait de les comprendre comme l'interface de code d'une logique sociale (le code d'une structure est un dénominateur commun de ses formes - en ce cas sociales, hormonales, génétiques, cérébrales etc..). Ce n'est qu'une fois la spécificité de psychiatrie reconnue comme contrôle social, qu'elle peut instrumenter et achever l'éthique de la médecine somatique contemporaine (ADN, hormones, drogues, etc..). 

Plusieurs d'exemples indiquent d'ors et déjà le besoin pour réajuster le partitionnement de la médecine. Ajoutée aux interventions génétiques susdites, la diffusion de produits chimiques du cerveau dans une population précise - 6% d'enfants sous Ritalin - néglige pratiquement ses effets sur le corps collectif des enfants eux-mêmes. Il est également angoissant de considérer à quel point nous étions, et restons, ignorants des effets intersubjectifs de la consommation féminine d'hormones contraceptives et sexuelles depuis que la pharmaceutique est autorisés à en pourvoir la population adulte. Le lien social est évidemment modifié par ces interventions chimiques. A tous niveaux, la science produit aujourd'hui des agents somatiques qui ciblent directement les maillons écologiques et sociaux. C'est un appel évident à une considération du Corps Social.

Cependant nous sommes à nouveau face à une difficulté, car l'attribution de la psychiatrie au domaine social laisserait le sceptre chimique entier sous la responsabilité de médecine somatique, répétant ainsi les ancien manichéismes de la religion d'État ou du fascisme (respectivement Absolu & asubjectivité, ou Idéalisme & anomie).

Une troisième conception est nécessaire pour résoudre l'aporie de ce dualisme (somato-biologie avec socio-psychiatrie) radical. Comme il a été expliqué ci-dessus, l'outil qui cause la nécessité de cette séparation d'une médecine de l'individu et de la collectivité, permet aussi sa perception, et soutiens son opération propre: la cybernétique est le principal facteur de ce progrès.
La cybernétique pourvoit la science des lois de nos interventions intriquées sur nos contrôles d'intervention, qu'un système de dualité ne peut opérer. Il a été précédemment remarqué qu'elle requerrait trois catégories pour son opérativité complète (a savoir: la nature, les machines, l'humanité). Appliqué à la médecine, ce triplet distingue la médecine sociologique et biologique, plus une troisième et pseudo-catégorie Médicale qui est la Psychanalyse. 

c) L'interface pseudo-Médicale, la Psychanalyse

Le lien de la psychanalyse avec la cybernétique a été rendu clair par Jacques Lacan, qui révéla leur similarité et complémentarité, lorsque celle-ci dans le psychisme réfléchit celle-là dans le monde réel. Un deuxième lien est propre aux études de Freud et relie la psychanalyse à la biochimie de cerveau; comme on le sait, ce fut sous les effets biologiques et sociaux de la découverte européenne de la cocaïne, que les articles de fondation de la psychanalyse ouvrirent l'ère des neurosciences.

Ces deux faits (Lacan & la cybernétique, Freud & la cocaïne) ont chacun été sujet au déni caractéristique, qui pèse comme une troisième raison d'associer la Psychanalyse avec les deux dimensions précédentes (Psychiatriques et Somatiques) de la médecine. De surcroît, une vocation fondamentale de Psychanalyse pour la sociologie fut la revendication finale et majeure de Freud, qui fut aussi déniée par ses adeptes. Tous ces éléments psychologiques constituent une conjonction complète où la psychanalyse se trouve liée au corps biologique (chimie cérébrale), aussi bien au corps social (psychologie collective freudienne), et de surcroît représente la réaction humaine à la cybernétique qui les révèle et les distingue l'un de l'autre[biochimie, cybernétique, sociologie].




C
ONCLUSION

   

Les quatre exigences (biologie, sociologie, psychanalyse, cybernétique) sont donc satisfaites pour assurer la fonctionnalité d'une conceptualisation des Corps Sociaux. Il reste pour une médecine complète, à définir la forme de cette psychanalyse que Freud manqua. Depuis les années 1985-1990 une version appropriée de son projet, qui traite le corps social en même temps que l'individu a été développée et décrite sous le nom d'Analyse Plurielle (alias PLAN)

Entre la biologie et la sociologie, PLAN opère en interface. Combinant les avancées de Freud et les confirmations de Lacan elle rend, sur la base que codes sociaux et biologiques sont parents, un déchiffrage unique. Ce déchiffrage, ou autrement dit son "interprétation", constitue ce que le miroir cybernétique, dans notre société contemporaine réfléchit - fournissant par conséquent la partie d'humanisation dans la définition trine de l'Écologie [sus]

Nous avons donc une méthode synchronique au temps présent à notre disposition; et puisque de surcroît l'Histoire découvre aussi la tradition de PLAN/Psychanalyse dans l'Hermétisme  d'Esculape (connue alors comme Art de Mémoire), nous voyons restauré la continuité temporelle (diachronique) avec la Scène Primitive et le projet de civilisation d'Amarna, lequel anticipait de fournir à l'humanité une médecine intégrale pour son accès à une politique Globale.

 

 

Dr William Théaux, Septembre 1999

 

 


Note, en guise de glossaire partiel de la terminologie de l'Analyse Plurielle (en anglais PLAN, PLural ANalysis):

L'extraction d'un membre d'un groupe, tel que le pratique l'Analyse Plurielle, créé un moins-un dans l'espace social où elle est pratiquée. Cette logique était reconnue dans l'ancien Art de la Mémoire où le membre extrait est identifié avec Antinõus dans l'espace hors du groupe, et avec l'anomie sociologique dans le groupe. En conséquence, dans le groupe, la logique du psychisme est centrée sur la référence classique de l'Hermétisme - le Nõus qui est pluriel, au lieu du Dieu Absolu qui est Un. Selon la logique Lacanienne, l'entité relative unique (Nõus) émane d'un vel qui est une forme de choix, qui institue une Scène Primitive en tant que Signifiant dans le groupe, tandis que ceci est pressenti en dehors du group à partir du point de vue d'une Logique de Code. Quand la Cybernetique appareille ce groupe, cette logique opère selon une Cyphermatique tandis que le groupe le reconnaît le texte en lui-même comme une Littérature Grise.

 

 

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